Frisettes MamanAndCo
Affichage des articles dont le libellé est Vietnam. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vietnam. Afficher tous les articles

lundi 29 septembre 2014

Le long chemin de l'adoption ou

la triste réalité de l'adoption au Vietnam ... Voilà donc pourquoi nous sommes encore sans enfant à ce jour ...

"Adopter un enfant s’apparente à un parcours du combattant de plus en plus chaotique et incertain au fur et à mesure que des portes se ferment, celles de l’adoption internationale entre autres. Au Vietnam, la convention de La Haye sur la protection des enfants datant de 1993 est entrée en vigueur en 2012. Depuis, tout nouveau dossier d’adoption internationale est bloqué. Le nombre d’orphelins y est impossible à déterminer, mais estimé à plus d’un million et demi. En réalité, seuls les pensionnaires des orphelinats d‘État – ils sont à peine une dizaine dans le pays – sont recensés. On en compte quatre à Hô-Chi-Minh-Ville, mais des dizaines d‘établissements privés, voire illégaux hébergeraient des centaines d’enfants sans famille et qui n’en auront jamais.

En Haute-Savoie (France), Sylvie et Cédric ont eu de la chance : ils sont parents depuis 2008, de Paul et Charline, adoptés au Vietnam au terme de cinq ans de procédure. Pour le couple, les démarches ont été rapides, notamment parce qu’il les a effectuées avant les nouvelles lois. Sylvie et Cédric racontent avoir vécu l’adoption comme un parcours initiatique, avec ses souffrances et son infini bonheur à l’arrivée. “C’est un cheminement, cela ne se fait pas du jour au lendemain,” confie Cédric, “ce n’est pas forcément quelque chose à quoi on pense tout de suite quand on veut avoir un enfant.” “Mais l’enfant n’arrivait pas, le temps passait,” poursuit sa compagne. “Finalement, on se dirige vers l’adoption parce que quand on est dans les démarches médicales, on est passifs, on subit tous ces traitements et penser à l’adoption, c’est devenir actif,” dit-elle. “Donc on se prend en main et on se dit : “allez, il y a un enfant qui est né quelque part, qui a besoin d’une famille et pourquoi ne pas devenir ses parents ?” explique-t-elle, “même si ça va durer cinq ou six ans, de toutes façons on attend déjà depuis tellement de nombreuses années, alors on tient.”

Cinq ou six ans, c’est la moyenne en effet. C’est parfois plus, rarement moins. Une fois obtenu l’agrément – le sésame – au bout de neuf à dix mois, commence une longue attente qui peut durer des années et même une fois que le couple s’est vu attribuer un enfant, l’attente n’est pas finie. “Ils nous donnent un apparentement,” indique Sylvie, “on attend des mois et là, c’est la période la plus difficile dans le parcours : on nous attribue un enfant, on nous donne son identité, son âge, on a un enfant, mais il faut attendre, on est quand même dans une souffrance,” insiste-t-elle, “parce qu’on se dit : il nous attend, pourquoi on ne peut pas aller le chercher ? Dans quel état de santé est-il ? Il serait mieux avec nous et on n’a aucun contact avec l’orphelinat.”

Sylvie et Cédric n’iront que deux fois au Vietnam pour ramener leurs enfants. Au terme d’une attente de près d’un an, survient un coup de fil salvateur : on leur dit qu’ils ont trois semaines pour venir chercher leur enfant dont ils ignorent tout ou presque. Ils ne savent rien de ses 18 premiers mois et de son histoire. “C’est beaucoup d‘émotion,” dit Sylvie, “parce qu’on ne connaît pas cet enfant, on l’a jamais vu, on n’a pas eu de photo et à ce moment-là, il y a plein d’enfants dans la chambre et tout de suite, on nous dit : “voilà, c’est celui-là !” On ne regarde plus les autres,” ajoute-t-elle, “on met l’enfant à côté de nous et puis ça y est, c’est le nôtre, c’est magique.” “Ces enfants sont des survivants, ils sont là malgré un abandon,” renchérit son compagnon, “d’où cette force qu’ils ont en eux lors de la rencontre avec leurs futurs parents.”

Des survivants, nous en avons rencontré au Vietnam. Mais ceux-là ne connaîtront jamais le destin de Paul et Charline. Il est fort probable qu’ils passent leur enfance dans la structure qui les accueille comme celle dans laquelle nous nous sommes rendus dans une ruelle étroite d’Hô-Chi-Minh-Ville : une maison insalubre de quatre étages. Et ce qui frappe en premier chez ces enfants, c’est effectivement leur force, leur élan de vie et leur attachement immédiat au visiteur qu’ils n’ont jamais vu, à l’inconnu.

Hoa Mẫu Đơn’ – c’est le nom de cet établissement – ne fait pas partie du sérail des orphelinats d‘État, financés par le gouvernement et par divers dons. C’est une structure privée, livrée à elle-même et aux dons de la population alentour. Phạm Thiên Đơn la dirige depuis seize ans. “Peu d’orphelinats ont comme nous, la licence pour élever des enfants,” indique-t-elle, “la plupart du temps, ils le font sans avoir le document : ils récupèrent juste les enfants et ils les élèvent et la différence avec les lieux qui appartiennent à l’Etat, c’est qu’ils ont la licence pour les adoptions, mais nous, c’est privé.”

Difficile de savoir combien d’endroits comme celui-ci existent au Vietnam et combien d’enfants grandiront sans famille. Ces enfants ne sont pas adoptables et même s’ils l‘étaient, l’adoption internationale est considérablement limitée depuis la nouvelle loi entrée en vigueur en 2012. Conséquence malheureuse : les abus se multiplient comme ces enfants vendus à des couples étrangers prêts à payer pour éviter les démarches. La directrice reconnaît à demi-mots que cela existe. “Généralement, il y a des couples d‘étrangers qui viennent ici pour visiter, ils savent que s’ils veulent adopter, ils doivent aller dans d’autres endroits, mais certains essaient d’acheter des enfants,” avoue-t-elle, “c’est quelque chose que je refuse, d’autres lieux acceptent.”

Si les enfants des orphelinats d‘État sont en théorie adoptables, très peu l’ont été ces dernières années. En 2010, ils étaient 469 dans ce cas en France, plus que 89 en 2013. Ceux de l‘établissement Hoa Mẫu Đơn’ âgés de dix jours à 18 ans n’ont aucune chance de figurer un jour dans ces statistiques. Ils sont 70 dans cet orphelinat vétuste qui n’est donc pas autorisé à les proposer à l’adoption. Cinq personnes sans qualification particulière s’en occupent. L’orphelinat manque de tout. La plupart de ces enfants ont été abandonnés. “Les mères n’en veulent pas,” nous explique Dominique Broncard, un bénévole français, “quand tu es une mère celibataire, tu ne risques pas de retrouver un mari. Un autre cas de figure,” poursuit-il : “au Vietnam, quand l’un des parents meurt, si celui qui est encore en vie se remarie, les enfants du premier mariage se retrouvent en général dans des endroits comme le nôtre, à l’orphelinat.”
Dominique Broncard, échoué ici il y a douze ans, paye les frais de scolarité des enfants. Quand on lui demande s’il ne vaudrait pas mieux qu’ils soient adoptés, il exprime le cœur du problème. “Adoptés par qui ? Par des Vietnamiens ? Est-ce qu’il y a beaucoup de Vietnamiens aptes à adopter des enfants ? Ou adoptés par des étrangers ?” s’interroge-t-il avant d’ajouter : “je sais que les Vietnamiens tiennent à leur terre, à leurs racines et je ne sais pas s’ils seraient bien loin de leur pays.”

C’est le but de la convention de La Haye. Il s’agit autant que possible, de maintenir l’enfant dans son pays d’origine. Les tout-petits de 0 à 3 ans ne seront plus proposés à l’adoption internationale. Résultat : entre 2005 et 2010, ces adoptions dans les cinq premiers pays d’accueil ont diminué de 36 %. Pourtant, en France par exemple, 10.000 agréments continuent d‘être délivrés chaque année.

“Ce qui se passe, c’est qu’aujourd’hui, avant de faire adopter un enfant par un pays étranger, les pays d’origine vont privilégier l’adoption dans leur propre pays,” souligne Grâce Dersy, vice-présidente de l’association Enfance Famille Adoption (Rhône) qui accompagne les familles adoptantes. “Donc, cette baisse des adoptions est constante depuis un certain nombre d’années,” dit-elle, “les pays vont proposer plutôt un profil d’enfants grands, de fratrie ou d’enfants qu’on appelle enfants à besoins spécifiques ou porteurs d’un handicap. Donc là on va tout de suite voir que ce que souhaitent les familles françaises – bien entendu en majorité, des bébés en bonne santé – et cela ne va pas correspondre aux propositions des pays qui laissent adopter leurs enfants,” conclut-elle.

C’est ainsi que l’offre et la demande ne se rencontrent plus. Les effets pervers sont évidents : les parents potentiels se découragent tandis que les orphelinats se remplissent. “Je me mets à la place des parents qui veulent adopter et qui voient de plus en plus de portes se refermer,” fait remarquer Cédric, “c’est triste, je ne sais pas comment ça va continuer à évoluer.”

Pendant ce temps au Vietnam, les conditions se détériorent dans l’orphelinat de Dominique Broncard : “jusqu’en 2007 ou 2008, on était un orphelinat de 40 enfants, donc on les connaissait tous bien ; aujourd’hui, on a 70 enfants, on s’en occupe moins bien,” regrette-t-il.
Dans des pays comme le Vietnam, l’adoption de ces enfants par exemple par des couples locaux reste bien souvent un leurre.

Copyright © 2014 euronews "

mardi 29 juillet 2014

Il est grand temps

d'ajouter un mois de plus à notre compteur d'attente pour le Vietnam.

Nous sommes toujours sans nouvelle de notre OAA à ce jour, je pense qu'il nous faut nous faire une raison: sans attribution à annoncer, pas de nouvelles données. Non pas que nous nous attendions à des informations exceptionnelles -il suffit de lire ce que l'AFA fait vivre aux couples et aux célibataires ces dernières semaines- pour savoir que les choses vont mal mais bon ...

Côté, agrément, nous venons de vivre un énième rebondissement. Rien ne nous aura épargné. Heureusement que nous sommes plutôt de nature optimiste ...

Côté boulot, la routine s'est remise en place même s'il est vrai que j'ai un peu plus de temps,
la majorité des clients étant à leur tour partis en congés.

Allez, donnons-nous rendez-vous le mois prochain. Et en attendant, profitons de belles journées qui nous sommes offertes malgré la météo capricieuse de cet été ...

jeudi 29 mai 2014

4 ans

Avis à celles qui n'ont pas la frite ou qui sont encore remplies d'illusions sur le monde de l'adoption, passez votre chemin.

Dire que ce 28 mai fût une journée pourrie serait un euphémisme.

Après une nuit plus que courte, j'ai passé 9 heures assise sur une chaise face à des sujets qui ne m'ont pas du tout inspirée. Qui m'ont juste donner le sentiment de subir et de ne rien maîtriser. Je vous épargne ma panique lors de la dernière épreuve et ce sentiment d'être passée à côté, de ne jamais avoir rendu une copie aussi vide de ma vie. Bref, les écrits sont finis, les dés sont jetés, advienne que pourra. Si seulement, la chance pouvait s'inverser juste une fois, ce serait un juste retour sur ce qui a déjà été enduré, non?

Retour au bercail dans un train bondé, des gens qui s'embrouillent pour une histoire de place, sans oublier ceux qui puent. Punaise, j'avais oublié: les parisiens quittent Paris pour un week-end prolongé au vert. Pas bol, je ne fais pas le pont. Il me faudra sourire après-demain et redevenir aimable...

Et puis cette sensation que j'oublie quelque chose. Sans savoir quoi. Quelque chose d'important pourtant. Je vadrouille sur Instagram comme à mon habitude -je sais, je suis une vraie droguée mais je m'en fous- et là, tout remonte en 2 secondes. Face à un cliché de beau bébé tout neuf, je chiale. Sans pouvoir me retenir. Quelle merde; j'ai 36 ans, j'ai foiré mon examen et Cherry on the cake, je n'ai toujours pas de gosse. J'ai tenté de me reprendre histoire de ne pas passer pour une hystérique mais je me demande bien pourquoi: tu pourrais crever à ta place sans que tes voisins s'en rendent compte dans ce train de banlieue.

Et puis il y a celle qui m'a accompagnée toute la journée. Celle que j'ai supplié de ne pas m'abandonner encore une fois. Pas aujourd’hui. Pas avec son médaillon autour du cou comme porte-bonheur. Mamie, c'était ton anniversaire et tu aurais fêté tes 81 ans. Pas un mois sans que je rêve de toi de façon toujours aussi précise et toujours cette tristesse lorsque je me réveille et que je me souviens que tu n'es plus.

Arrivée à domicile, la seule chose à laquelle j'aspirais était de me coller devant Grey's Anatomy. Sans le verre que j'aurais bu si Cher&Tendre avait été là. Comme vous vous en doutez, j'ai chialé comme une madeleine, enfouie sous ma couverture, sentant les maux de tête pointer le bout de leur nez. Histoire de finir la journée en beauté.

Foutu 28 mai. Aujourd'hui, je t'ai détesté.

Au fait, j'ai oublié de vous préciser: cela fait 4 années que le téléphone a sonné. 48 mois que dans nos têtes, MDM est associé au Vietnam, à notre projet. Tant de mois et pas une avancée. Bitch de vie.


lundi 28 avril 2014

47 mois

Le mois qui vient de s'écouler ne m'a pas offert le temps de réfléchir à notre attente.

Il faut bien avouer que le travail ne m'a pas laissée beaucoup de répit. Je viens de terminer 5 semaines sans hiérarchique, période pendant laquelle j'ai du assumer une double fonction. Je ne peux pas nier avoir aimé être prise dans ce tourbillon pour éviter de penser.

Ce mois fût aussi marqué par la fin des entretiens pour notre prochain agrément. Une bonne chose de faite, en attendant la lecture des rapports prévue pour le mois de juin.

Le mois qui s'annonce sera également très chargé en ce qui me concerne. Côté boulot, je me dois d'assurer pour valider la formation que j'ai poursuivi toute l'année, je suis donc depuis une semaine en révisions intensives. Je prendrais tout de même le temps de suivre les aventures de Noémie qui part à la rencontre de son petit Homme , mais aussi celles de la jolie M. qui va rencontrer son bébé d'ici quelques jours: les filles, vous serez mes séquences "émotion" entre 2 cours de finance ou d'économie!

Le mois prochain, nous fêterons nos 4 années d'acceptation par MDM pour le Vietnam. Punaise, 4 ans bientôt ...

mercredi 12 mars 2014

Il y a une semaine,

je vivais une journée éprouvante émotionnellement. Parce que c'était le premier anniversaire du décès de ma Mamie, parce que ce jour-là j'ai reçu un témoignage d'amitié qui m'a beaucoup touchée.

Je travaille dans une grande entreprise, où nous sommes finalement peu nombreux à marcher sur le chemin de l'adoption. Même si nous ne sommes qu'une poignée, il nous arrive de nous "identifier". Je ne peux pas ne pas parler mon alcoolique acolyte, la Maman du P't Poulet: nous avons su que nous travaillions dans la même boîte grâce à l'enveloppe utilisée pour ma participation à son BJB. Pour un de mes collègues, ce fût beaucoup moins délicat puisque ce sont des ragots colportés par des personnes indélicates qui m'ont fait comprendre que nous étions des compagnons de route.

Après l'avoir informé que nous étions tous les 2 dans le même bateau, nous avons pris plaisir à nous soutenir à chaque fois que nous nous voyions. En mai dernier, le téléphone a sonné chez lui et dès le lendemain, il venait m'annoncer la nouvelle et me montrer le cliché de son loulou. Son congé d'adoption a pris fin en février, et nous nous sommes revus pour la première fois jeudi dernier.

Outre le fait que nous étions ravis de nous revoir, il avait amené -parmi ses dossiers- un cadeau souvenir de son voyage au Vietnam. Inutile de vous dire que j'ai été très touchée et émue de cette attention à notre égard. Avec son épouse, ils ont brûlé de l'encens pour nous "Tout là-bas". Mais ils ont voulu que nous puissions faire de même ici, lors de nos coups de blues. Je peux vous assurer que c'est avec une pensée pour nous toutes, les Mamans en attente, que le soir même, j'ai utilisé pour la première fois ce joli porte-encens.

Décidément, l'attente n'aura pas eu que des inconvénients. Elle nous aura aussi permis de faire de belles rencontres. Et vous êtes là chaque jour pour me le rappeler. Merci à lui, merci à vous.

lundi 23 décembre 2013

Les amis sont des anges

qui nous soulèvent quand nos ailes ne se rappellent plus comment voler. Voilà la citation qui me vient à l'esprit lorsque je pense à dimanche dernier.

Sur le principe, rien de bien exceptionnel. Un simple déjeuner sous prétexte de fêter les 5 années d'une jolie crapule. Une invitation acceptée de bon cœur avec en bonus, la présence de Cher&Tendre qui était de repos.

La bienveillance nous a entourés dès notre arrivée. Les bulles dans les flûtes de couleur nous ont tout de suite mis dans l'ambiance. Les enfants ont fait leur vie comme si de rien n'était, et nous avons pu nous délecter de leurs petites conversations, observer le coup de crayon du Petit Poulet véritablement doué. Le déjeuner ne fût absolument pas équilibré, et très bien arrosé!

Outre les câlins d'un petit garçon comédien préférant les blondes, les questionnements sur les paquets emballés, l'aide précieuse de petites mains pour m'aider à ouvrir mon paquet, nous ne pouvons pas ne pas parler de la rencontre avec le petit Antoine. Seulement 2 semaines après son arrivée, nous avons eu le privilège de pouvoir le bisouiller, de vérifier son sacré coup de pied, de voir enfin ses parents comblés.

Merci les z'amis pour cette parenthèse joyeuse, pour ces moments partagés. Vivement qu'un 4ème lardon vienne compléter l'animation ...


vendredi 8 novembre 2013

Ils sont partis!

Ça y est, ils sont partis. Ils se sont envolés aujourd'hui à bord du gros avion bleu. Ils sont à quelques jours de rencontrer leur fils tant attendu, tant espéré.

Jamais au cours des 3 dernières années, ils n'ont flanché. Ils ont encaissé chaque mois supplémentaire ajouté à leur attente, en tenant bon la barre du navire qui les menait vers leur fils. Jamais, ils n'ont cessé de nous tenir la main, alors que c'était à nous de tenir la leur.

Combien d'appels téléphoniques? Combien de messages d'encouragement? De déjeuners pour se remonter le moral? Je n'ai pas fait le calcul. Car on ne fait pas de calcul avec les personnes qui comptent. Je sais juste que notre conversation d'aujourd'hui était empreinte d'émotion, que mes yeux étaient humides, que mes mots n'étaient pas assez forts pour leur dire combien nous étions heureux pour eux.

Nathalie & Arnaud, je vous souhaite une merveilleuse rencontre avec votre fils. Nous sommes à vos côtés par la pensée, nous ici et vous au Vietnam.

bạn bè du lịch tốt - Bon voyage les Amis


dimanche 27 octobre 2013

41 mois d'attente,

4 ans d'agrément et 26 couples devant nous sur la liste MDM Vietnam. Voilà un beau résumé de ce mois d'octobre 2013.

Outre ce mois d'attente de plus à notre compteur "Vietnam", c'est surtout cette 4ème année d'agrément qui marque le mois écoulé. Au risque de me répéter, nous étions bien loin d'imaginer que nous serions dans l'obligation de mettre en route un nouvel agrément lorsque nous avons obtenu celui-ci en 2009. C'est pourtant ce que nous nous apprêtons à faire lundi prochain en nous rendant à la réunion d'information de notre CG. Notre cœur n'est pas lourd puisque nous avons la certitude d'approcher de notre but: la rencontre avec notre BabyChou.

Très bizarrement, cette entrée dans la dernière année de validité de notre agrément nous redonne un peu de la légèreté que nous avions perdu depuis de nombreux mois. Nous avons confiance en nous, en notre CG, en notre OAA.

Notre OAA. Celui qui a du me prendre pour une grande malade lors de notre conversation téléphonique de mardi après-midi. Celui qui m'a entendu rire joyeusement lorsque j'ai appris que nous n'avions QUE 26 couples devant nous. Celui à qui j'ai du justifié ma bonne humeur en expliquant que nous pensions qu'il y en avait encore au moins 40 avant nous. Celui à qui je n'ai pas manqué de renouveler notre confiance pour l'avancée de notre dossier. Celui avec qui j'ai achevé le contact en disant qu'il était mon rayon de soleil de la journée.

Au début de cette 5ème année d'agrément, force est de constater que nous ne savons toujours pas d'où notre BabyChou pointera le bout de son nez: France, Vietnam? Vietnam, France? Rien n'est figé, ni d'un côté, ni de l'autre. Le Destin nous garde la surprise bien au chaud. Jusqu'à quand, là est la question!


samedi 19 octobre 2013

Officiellement,


nous venons d'apprendre que nous avons gagné une place sur la liste MDM Vietnam. Officieusement, nous savons que nous en avons gagné 2!


Et oui, deux pupilles font le bonheur de leurs parents qui étaient en attente depuis novembre 2009 avec MDM.

Du coup, nous remontons directement de 2 places.

On va finir par y arriver! Ça c'est sûr!

On y croit. On y croit!


samedi 5 octobre 2013

HiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiHaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!

Cela faisait des semaines, des mois, et même des années que nous attendions de pouvoir émettre ce cri de joie. Et la bonne nouvelle est tombée lundi dernier. Nous avions prévu de faire notre "déjeuner filles" comme nous le faisons régulièrement, mais le P't Poulet s'étant mis en mode vomito, nous avions décidé de reporter.

Du coup, je ne me suis pas méfiée lorsque mon téléphone a sonné affichant le prénom "Nathalie". Etant pressée d'aller poster notre confirmation de maintien d'agrément et notre demande de renouvellement, le premier appel a basculé sur la messagerie. A peine garée, nouvel appel: je décroche en disant que je vais la rappeler. Et là, j'entends que non, je ne dois pas raccrocher. Que ça y est, le téléphone a sonné pour eux. Qu'un petit garçon les attend au Sud du Vietnam. Oui, j'ai crié dans ma voiture, passant certainement pour une hystérique. Mais qui a t-il de meilleur que d'être émue par le bonheur de nos amis?

Au cours de cette folle journée, j'ai passé beaucoup de temps au téléphone en FaceTime et même sur
Skype. Un sourire à 5000 dollars est resté greffé sur mon visage. Des larmes ont coulé de mes yeux. Et la photo d'un magnifique petit bonhomme s'affiche désormais lorsque Nathalie m'appelle sur mon portable.

Je suis si heureuse pour vous. Lundi, je t'ai trouvé resplendissante, encore un peu sous le choc. Mais si heureuse. Toi qui as su  remercier les couples qui vous ont entourés au cours des derniers mois et années, je tenais aussi à te remercier pour ces partages, ces appels, ces encouragements que nous nous sommes prodiguées mutuellement. J'ai hâte de connaître enfin votre date de départ, j'ai hâte de découvrir votre première photo à trois, j'ai hâte de vous savoir réunis...

Petit Antoine, saches que tu m'as faite vibrer aux côtés de tes parents. Et pour cela, toi aussi, je te remercie.

vendredi 13 septembre 2013

Allez hop,

deux places de gagnées!

Nous avons appris -il y a une quinzaine de jours- que le Vietnam avait attribué une petite fille de presque 3 ans à un couple en attente depuis avril 2009 avec MDM. Nous espérions secrètement que les amis juste derrière apprennent la bonne nouvelle en même temps, mais le téléphone tarde un peu à sonner de ce côté-là, nous continuons à croiser les doigts ...

Aujourd'hui, nous avons appris qu'un couple avait eu la surprise d'être attribué par le Conseil Général de leur département. Après 5 années d'attente, cet enfant leur a fait la surprise de naître à quelques kilomètres de chez eux alors que leurs yeux étaient tournés vers le Vietnam depuis septembre 2009!

Ce soir, le moral est bon. A force de voir les CG faire d'heureux parents chez les couples nous précédant, nous pensons que notre projet s'approche petit à petit. Parce que nous progressons naturellement dans notre département, parce que nous progressons également dans les dossiers du Vietnam.

C'est certain. Un jour, nous serons parents!

lundi 27 mai 2013

3 ans.

Voilà, nous y sommes.

Cela fait aujourd'hui 36 mois que nous avons reçu l'appel de MDM nous informant que notre dossier était retenu pour le Vietnam.

Jamais nous n'aurions cru avoir tant de patience en réserve au fond de nous.

Jamais nous n'aurions cru que notre BabyChou ne serait pas à nos côtés au bout du délai annoncé.

Coûte que coûte, nous nous accrochons. Un jour après l'autre. Car nous ne pouvons pas imaginer avoir parcouru tant de chemin pour nous arrêter maintenant.

Parce que la Vie réserve aussi de belles surprises. Et que nous voulons en être la preuve.

Merci d'être à nos côtés depuis tous ces mois. Votre soutien sans faille est pour nous un filet de sécurité, lorsque nous nous sentons tanguer sur ce chemin houleux qui nous conduit vers notre enfant.


vendredi 17 mai 2013

Journée émotion!

Je ne sais plus si je vous en avais parlé, mais j'ai un collègue qui est également en démarche d'adoption au Vietnam. A chaque fois que nous avions l'occasion de nous voir, nous prenions toujours un petit moment pour faire un petit check-up de notre moral, et de l'absence de nouvelles de ce pays qui nous réunissait.

Aujourd'hui, je l'aperçois dans le couloir. Je suis la tête dans le guidon, étant à quelques heures des vacances. Il entre dans mon bureau, je lui propose de déjeuner ensemble mais il a déjà quelque chose de prévu. Il me demande comment je vais, je le rassure sur mon état. Je lui demande comment il va, il me répond que tout va bien ... et me tend son portable. Une photo est visible: un bébé garçon aux yeux bridés. Beau comme un coeur.

Ça y est. Ils ont reçu l'appel magique. Hier matin. Ce petit bonhomme est né le 24 décembre dernier. Les larmes me sont montées directement aux yeux. Nous avons du quitter mon bureau pour nous isoler. Je suis si heureuse pour ce couple. Sincèrement, véritablement. Comme nous pouvons l'être lorsque nous sommes sur la même longueur, lorsque nous mesurons combien chaque mois a pu peser sur leurs épaules.

Leur agrément arrivant à échéance en décembre, il me confiait depuis plusieurs mois qu'ils voyaient leur rêve de devenir parents s'éloigner. Je nous revois en décembre, aux moments des fêtes, évoquant les réunions de famille avec les bébés nés et à venir. Sans les nôtres. Il va enfin pouvoir acheter ce siège auto dont il rêvait depuis dix années. Et va devoir se dépêcher pour préparer le cocon pour accueillir ce bambin à la fin de l'été ...

Aujourd'hui, il m'a fait un cadeau précieux. Car son passage à l'agence avait pour unique but de me faire partager ce bonheur tout neuf. Et de me dire à son tour, qu'il ne faut pas perdre espoir. Jamais. Comme je lui disais. Sans oublier de me remercier. D'être heureuse pour eux.

Autant vous dire qu'il m'a fallu plus d'une heure pour arriver à décrocher ce sourire niais de mes lèvres... Punaise, quelle aventure que celle de l'adoption... 


NB: ce petit bout de chou est un petit avec un dossier médical

lundi 29 avril 2013

Doit-on censurer

nos états d'âme lorsque nous écrivons sur un blog public?

L'attente nous fait mal et non, nous ne la vivons pas bien. Il n'existe pas de solution miracle qui pourrait nous mettre en sommeil, et nous ferait reprendre contact avec la réalité à l'aube de l'appel magique... Il y a bien les copines et leur soutien infaillible, mais la situation devient également difficile pour elles qui aimeraient parfois être armées de baguettes magiques.

Il est des moments où les mots ne sont plus suffisants pour refléter nos états d'âme. Où il est difficile de poser -encore et toujours- des mots sur nos maux.

Hier, j'écrivais ma perte de confiance dans le Vietnam pour faire de nous, un jour, des parents. Aujourd'hui, je reçois un appel téléphonique me demandant de prendre rendez-vous avec la cellule psychologique: hasard du calendrier ou réaction liée à la lecture de mon blog? Je n'en sais absolument rien, mais je dois dire que la coïncidence est troublante ...

Pour autant, je n'ai pas la prétention d'avoir un blog "suivi" par un quelconque OAA puisque sa vocation est de laisser une trace de notre parcours pour notre BabyChou. Je me refuse donc de ne pas écrire lorsque le moral est moins bon, sous prétexte que cela pourrait ternir notre parcours. J'ai connaissance de copinautes qui se freinent ou passent en privé parce que leur blog est lu. Je trouve cela un peu dommage mais en même temps, tellement compréhensible.

Dans quelques semaines, nous atteindrons nos 3 ans d'acceptation par notre OAA. Sans avoir bougé d'un millimètre. Enfin si, en ayant avancé grâce aux pupilles nées dans les autres départements. Et aux 4 attributions au cours des 7 derniers mois.
Et il m'aura fallu tout ce temps pour accepter l'idée qu'il faille vivre sans attendre tous les jours une nouvelle qui ne viendra pas. Du moins, pas avant encore un long moment.

samedi 16 février 2013

A force d'attendre,

je prends mon temps. Pour tout, quitte à prendre du retard ou à repousser constamment les choses à faire ...

A force d'attendre, les bonnes nouvelles ne me font plus sauter au plafond, je dirais même qu'elles ne servent qu'à accentuer mes questionnements. Comment faire et refaire de nouveaux calculs pour tenter de déterminer la tendance à venir, lorsque nous ne pouvons nous baser que sur 2 chiffres? Si vous avez une astuce, je suis preneuse car les statistiques et moi, il semblerait que nous ne soyons pas très copines ces derniers temps ...

Lors de l'annonce de l'attribution de 2 petits en bonne santé au mois d'octobre, j'ai vainement cru que nous pourrions partir sur la base de 2 par mois. Sauf qu'un trimestre complet s'est écoulé avant qu'une nouvelle bonne nouvelle arrive jusqu'à nous. Comme pour la première fois, MDM a eu connaissance de 2 dossiers rapprochés en janvier, mais a attendu le retour des dossiers médicaux soit début février pour en informer les heureux parents. Ces 2 dossiers étaient au Sud du Vietnam, les enfants sont tous les 2 âgés de moins de 2 ans.

Cette semaine, certaines rumeurs annonçaient que la reprise pour les dossiers non enregistrés ne pourrait se faire qu'à partir du moment où les "vieux" dossiers seraient traités et attribués. Le mois de juin est également apparu plusieurs fois pour évoquer la dead line ... Énième rumeur depuis la fermeture, je n'en sais rien mais j'avoue être septique quant à sa véracité. Chez MDM, il reste 2 dossiers ré-enregistrés à traiter en plus d'une dizaine de dossiers en attente depuis la fermeture. Pour les 2 dossiers, les ré-actualisations ont été demandées il y a plusieurs mois maintenant. Mais rien pour les suivants. Alors comment imaginer que les bonnes surprises déferlent pour ces dossiers d'ici la fin juin, sachant qu'il ne restera au Vietnam que 4 mois et demi pour le faire. Sans compter les dossiers des autres 0AA et de l'AFA ...

En conclusion, OUI nous avons gagné 2 places sur la liste MDM et NON nous ne savons toujours pas à quel moment nous pourrons espérer une reprise réelle des dossiers pour les enfants en bonne santé ...
Mais ne gardons que le positif: et hop, 2 places de gagnées!


dimanche 10 février 2013

Année du serpent d'eau

Aujourd'hui débutent les festivités du Têt au Vietnam.

Têt Nguyên Dán (Tết Nguyên Ðán) plus généralement appelé Têt est le Nouvel An Vietnamien. C'est la fête la plus importante pour les communautés vietnamiennes du monde entier.

La fête du Têt célèbre l'arrivée du printemps selon le calendrier traditionnel chinois et tombe le même jour que la Fête du Printemps (chinoise), plus communément connue sous le nom de "Nouvel An Chinois".

Après une année passée en compagnie du dragon réputé fougueux, croisons les doigts pour que la sagesse du serpent apporte les bonnes nouvelles tant attendues!

Chúc Mừng Năm Mới - Bonne Année



vendredi 8 février 2013

Je suis furieuse!

A dire vrai, je suis plutôt écoeurée, j'ai la nausée, j'ai envie de chialer. La faute à qui? Tout simplement aux statistiques 2012 de l'adoption internationale parues aujourd'hui.

Je suis effarée de découvrir que seuls 1569 enfants sont arrivés sur le sol français au cours de l'année passée. Nous avions conscience que les chiffres ne seraient pas ceux espérés. Mais delà à encaisser une baisse de 21%, personnellement cela m'a fait un choc!

Depuis 2 semaines, nous savions que le Vietnam avait permis l'accueil de 76 enfants en France, sans plus de précision. J'étais intimement persuadée que 90% de ces enfants étaient des enfants SN, et bien je me suis plantée. En beauté.

La preuve par les chiffres le nombre d'enfants arrivés par acteurs:

- l' AFA: 9
- le COFA Cognac: 18
- le COFA Marseille: 19
- Destinées: 2
- Enfance et Avenir: 1
- la Providence: 17
- MDM: 9
- en procédure individuelle: 1

dont 44 enfants à besoins spécifiques sur 76 enfants. Sachant que MDM a eu 2 dossiers pour des enfants en bonne santé, auxquels nous pouvons ajouter les 2 de Destinées et celui d'Enfance et Avenir. La question est la suivante: QUI a eu les dossiers d'enfants en bonne santé? Par déduction, je dirais pas la Providence, ni l'AFA. Il ne nous reste que les COFA. Pourquoi, oui pourquoi ont-ils eu EUX des dossiers d'enfants en bonne santé? J'aimerai comprendre.

Attention, il n'est pas question de jeter la pierre à notre OAA, ce serait bien mal me connaître. Si je suis tellement en colère ce soir, c'est que naïvement  j'ai cru que tous les OAA étaient logés à la même enseigne. Qu'une fois l'accréditation en poche, la présentation des dossiers se ferait à parts égales entre les différents acteurs. Et bien, je me suis trompée. Lourdement.

Mais surtout, je me suis faite prendre à mon propre petit jeu d'Inspecteur Gadget. Oui, j'ose dire que je passe beaucoup de temps à errer sur le net, sur les blogs ou les forums dédiés. J'ose écrire que je me suis constituée un petit réseau de copinautes à l'affût, et force est de constater que je n'avais eu connaissance que de 2 dossiers d'enfant en bonne santé: un au cours du premier trimestre, et un au dernier. C'est maigre ...

Ma colère retombe depuis le début de cet article et surtout depuis qu'une de mes copinautes m'a ouvert un angle de réflexion autre: ces dossiers n'étaient-ils pas tout simplement beaucoup plus vieux en enregistrement que les dossiers des autres OAA? Peut-être. Ou alors ces parents se sont peut-être protégés des forums pour éviter des réflexions désagréables. Éventuellement, mais nous ne pouvons pas en avoir la certitude. Quoiqu'il en soit, j'ai à nouveau le sentiment profond que nous ne connaissons pas les règles du jeu qui s'appliquent et dont nous ne sommes définitivement pas acteurs.

Ce soir, je pleure ma rage. Je crie à l'injustice. Mon coeur de FutureMaman a flanché en pensant à tous ces enfants qui attendent depuis trop longtemps sous couvert d'une loi qui prône leur intérêt supérieur. Non, je ne peux pas accepter que leur intérêt soit de passer des mois supplémentaires dans les orphelinats alors que nous sommes si nombreux en attente de pouvoir leur offrir le droit à avoir des parents.

Put... 32 dossiers d'enfants en bonne santé.

mercredi 6 février 2013

"Mariage pour tous ... et adoption pour personne?

Article paru dans l'Express, rédigé par Julien Jourdan, enseignant-chercheur et père de 2 enfants nés au Vietnam.


" C'est une des ces étrangetés de la vie politique et médiatique française: la question de l'adoption pour tous a atteint l'épicentre des débats au moment où elle est en passe de devenir sans objet. Car après un recul de moitié des adoptions internationales en à peine six ans, il est devenu quasiment impossible d'adopter un enfant en France. 

Que s'est-il passé? La guerre et la misère ont-elle subitement reculé dans le monde? Les enfants ont-ils cessé d'être les victimes de sociétés en explosion démographique, rongées par le sous-développement et ravagées par les conflits locaux? Aussi incroyable que cela puisse paraître, c'est à peu de choses près le discours des autorités de notre pays... La fécondité baisse, les abandons d'enfants reculent, les systèmes de protection sociale s'améliorent et l'adoption par les citoyens locaux se développe: voilà le monde rêvé dépeint par le Secrétaire Général de l'Autorité Centrale pour l'Adoption Internationale dans un récent rapport. 
L'adoption internationale en chute libre

Ce dernier se garde bien, pourtant, de donner des chiffres précis ou de faire connaître ses sources. Car la réalité sur le terrain est, il faut le craindre, bien plus sombre. Ceux qui ont le coeur bien accroché pourront par exemple lire le récent rapport de l'ONG canadienneTerre des Hommes sur la situation des orphelinats du Vietnam, pays où l'adoption adoption internationale s'est brutalement interrompue il y a quelques mois. Il faut lire comment les enfants, placés dans des bâtiments vétustes, sans personnel adapté, médicament ou jouet, sont rasés pour éviter la propagation des poux. Il faut connaître ce pays et l'amour qui y est porté aux enfants pour deviner, entre les lignes, la situation de précarité extrême qui affecte désormais ces orphelinats. Il faut enfin faire preuve de courage et s'interroger sur le sort de ceux qui, faute de place, pourraient rester à la porte d'institutions sans ressources. 

Se pourrait-il qu'il n'y ait tout simplement pas chez nous suffisamment de parents candidats à l'adoption? Posez la question aux 24 702 candidats agréés qui attendent aujourd'hui d'adopter un enfant en France. Au rythme actuel, ceux qui n'auront pas jeté l'éponge auront peut-être un espoir à un horizon de dix ans. 

Les Italiens adoptent désormais deux fois plus que nous 

S'il n'y a pas moins d'enfants abandonnés et toujours plus de parents désireux d'adopter, comment expliquer que l'adoption internationale soit en chute libre? Il faut d'abord constater que si le recul est particulièrement brutal en France, ce n'est pas le cas partout. Il suffit pour s'en assurer d'observer la progression des adoptions internationales chez nos voisins italiens qui, à population comparable, adoptent désormais deux fois plus que nous. 
"Tandis que mariage s'ouvre à tous, l'adoption se ferme à tous"

Il faut aussi se rappeler que monsieur Raffarin avait fixé, alors qu'il présentait en 2005 la réforme instaurant l'Agence Française de l'Adoption (AFA), un objectif de doublement des adoptions internationales. Difficile de nier le constat d'échec, confirmé en 2011 par un rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales. La réaction des pouvoir publics se fait attendre. A l'évidence, ce n'était pas un sujet pour la précédente majorité; rien n'indique que cela ait changé. 

Les pays d'adoption eux sont pressés de signer la Convention de la Haye de 1993. C'est la mondialisation normative décrite par le sociologue américain John Meyer. Un pays "respectable" ne confie pas ses enfants à des étrangers; c'est embarrassant sur la scène internationale. Un pays "respectable" met en avant l'adoption par les ressortissants nationaux; qu'importe si ces derniers n'en ont pas les moyens. Un pays "respectable" se dote de procédures lourdes et compliquées; qu'il n'existe pas d'administration suffisamment structurée pour les faire appliquer est un détail. 

La France est à leurs côtés, car il en va du respect des valeurs universelles. En quoi devrions-nous nous inquiéter que des orphelinats auparavant financés par l'adoption internationale périclitent, que des tout-petits soient abandonnés à un sort incertain? Naïveté diront certains. Indifférence rétorqueront d'autres. Autre chose? 

Alors oui: tandis que mariage s'ouvre à tous, l'adoption se ferme à tous. 

Bien sûr, nul ne peut se prévaloir d'un droit à adopter: l'intérêt supérieur de l'enfant doit toujours primer. Ce principe ne saurait souffrir d'exception. 

Est-ce bien le cas? "


Pas vraiment surprise à la lecture de cet article, bien qu'un peu inquiète tout de même ...


samedi 15 décembre 2012

A la lecture des mots

"croire en son étoile", j'ai su que nous avions encore gagné une place sur la liste MDM Vietnam.

Et oui, une place s'est libérée grâce à une nouvelle attribution de pupille dans le département du Var. Décidément,  cette année aura été riche en attributions grâce à des petits bouts nés en France.

Toujours aucune nouvelle du Vietnam. Noël approche à grands pas. J'aurais tant aimé découvrir un sourire à 5000 dollars sur le visage de mon Amie la semaine passée. A la place, je n'y ai lu que de la lassitude, de l'inquiétude, et une certaine angoisse à l'approche de ces fêtes de fin d'année...

Petit Papa Noël, si tu pouvais nous faire un signe avant le 25 décembre, ce serait un soulagement pour eux. Et une bonne nouvelle pour nous.

Même s'il est vrai qu'aujourd'hui, nous avons encore gagné une place!

mercredi 7 novembre 2012

Danemark, le retour

Vietnam: Accept af barn fra Hoa Binh 

Tidligere på året blev en af vores sager fra Adoption Department, AD, sendt til børnehjemmet i Hoa Binh, som vi igennem mange år har haft samarbejde med. Det er med glæde, at vi nu kan oplyse, at vi har modtaget papirer på et barn derfra, som vi har haft kendskab til over en længere periode, og familien har nu kunne acceptere barnet. 
Vi forventer, at familien kan rejse til Vietnam for at hente barn i løbet af et par måneder.



Vietnam: Acceptation de l'enfant de Hoa Binh

Plus tôt cette année, un de nos dossiers du ministère Adoption, AD, envoyé à l'orphelinat de Hoa Binh, comme nous l'avons pendant des années travaillé. C'est avec plaisir que nous pouvons annoncer que nous avons reçu des documents sur un enfant à l'écart, comme nous l'avons été au courant pendant une longue période, et la famille doit maintenant accepter l'enfant.
Nous nous attendons à la famille de se rendre au Vietnam pour amener l'enfant au cours de quelques mois.