samedi 31 janvier 2015

56 mois

Chaque mois, lorsque je suis à la recherche de l'image qui illustrera mon article, j'ai une pensée pour mon amie Mia M. Elle qui me suggérait cet été de tenter de laisser tomber le décompte pour conserver un peu de sérénité.
Chaque mois, je me demande si ce n'est pas elle qui a raison. Parce que ce n'est pas humain de s'infliger des mois à ajouter les uns aux autres. Parce que je fais tourner le compteur en ajoutant les mois, comme les prisonniers, et non en les soustrayant.

Chaque mois, je me dis que finalement, tout cela ne veut pas dire grand chose. Qu'à part quelques irréductibles de l'attente, personne ne peut imaginer ce que nous traversons.

Et pourtant, chaque mois, je recommence. Je me place face à mon clavier et j'écris. Parce que je ne veux pas abandonner, je ne veux pas protéger mes visiteurs de ce poids de l'attente. Parce que je veux avoir le bonheur de pouvoir dire -un jour- enfin, c'est fini. Nous y sommes arrivés. Nous avons vaincu ce vilain dragon de l'attente.

BabyChou, saches que ta Maman tient des comptes, tente des statistiques depuis le début de l'aventure. Elle fait des règles de trois et flirte avec les probabilités. Mais elle n'a pas oublié que les chiffres, nous pouvons leur faire dire ce que nous voulons. Tout est question d'interprétation: n'est ce pas MiaM ? Quant à SuperPapa, il montre des signes d'impatience mais n'a pas non plus la réponse à la question qui revient sans cesse; dis, tu crois qu'il est déjà né, notre BabyChou ???


jeudi 8 janvier 2015

Faut-il donc etre complètement inconscients

pour envisager d'avoir des enfants dans notre monde actuel?

Depuis hier, j'ai un goût amer lorsque je regarde les infos et pour autant, je m'arrive pas à m'en éloigner. Comme nous tous, j'attends. J'attends que ces 2 tueurs soient interpellés afin qu'ils puissent être jugés. En espérant qu'ils ne soient pas tués, qu'ils aient le courage de ne pas se donner la mort qui serait une fuite bien trop douce par rapport à l'horreur qu'ils ont laissée derrière eux.

Hier, des hommes sont morts. Ils se sont fait assassinés sur leur lieu de travail. Leurs outils de travail étaient leurs crayons. Hier, on a voulu tuer notre liberté d'expression. Deux extrémistes ont eu la naïveté de croire qu'il suffisait de s'attaquer à armes inégales à un journal satirique pour tous nous faire taire. Quelle candeur de leur part!

Depuis hier, je m'interroge. Nous nous interrogeons. Qui sommes-nous pour vouloir accueillir un enfant dans ce monde? Dans quelle société va t-il évoluer? Comment pourra t-il avoir confiance en nous et en notre éducation s'il découvre que des Hommes usent de la violence pour exprimer leur désaccord alors que nous sommes de farouches partisans de la liberté et de l'échange?

Mais d'un autre coté, nous ne pouvons pas les laisser gagner. Nous ne pouvons pas arrêter de vivre et d'avoir des projets de famille uniquement parce que nous ne voulons pas prendre le risque de devoir répondre aux questions de nos enfants.
Nous nous devons, nous adultes réfléchis et sensés, de leur apprendre que quelque soit leur opinion, ils se doivent de les exprimer. Avec diplomatie et respect certes, mais les exprimer. 

Ce soir, je me suis projetée en tant que Maman, Cher&Tendre en tant que Papa d'un BabyChou  de 6 ans ... Et je me suis sentie démunie. Comment informer sans faire peur? Comment expliquer sans minimiser? Comment les protéger sans leur cacher la vérité?
Nous n'avons pas la réponse à ces questions. Nous ne savons qu'une seule chose: nous ne le laisserons pas dans l'ignorance. Nous mesurerons nos propos et canaliserons les images pour lui laisser le plus longtemps possible, la fraicheur et l'insouciance de l'enfance.

Aussi inconscients que nous puissions paraitre, nous ne les laisserons pas gagner! Nous continuerons à nous exprimer. Et nous donnerons ce magnifique pouvoir à notre Enfant. BabyChou, saches que tu seras éduqué dans le respect de la liberté d'expression. Que cela te plaise. Ou pas.



jeudi 1 janvier 2015

Bienvenue 2015!

Cette première journée de l'année a amené son lot de bons souhaits à notre attention. S'il est vrai que nous sommes toujours aussi touchés que l'on pense à nous, nous ne pouvons nier que la teneur des messages à bien changer par rapport à l'année passée.

Cette année, tout est dans la retenue. Personne n'ose nous souhaiter clairement l'arrivée de notre BabyChou dans les 365 jours. Parce que beaucoup y ont cru pour nous en 2014 et que personne n'ose réitérer de tels pronostics compte tenue de l'année écoulée.

Quand je dis personne, je parle autant de la famille que des amis. Pas de jaloux. Je peux les comprendre mais cela renforce ce que j’écrivais hier.
Il nous arrive de plus en plus souvent de voir le doute dans le regard de nos interlocuteurs lorsque l'on évoque notre projet, lorsque l'on dit que l'on espère pour les mois à venir alors que cela fait des années que nous chantons le même refrain.
Il y a aussi l'incompréhension lorsque l'on évoque les procédures tant au niveau national qu'international puisque dans l'imaginaire collectif, des enfants, il y en a.
Ou encore le silence qui peut vite passer pour de l'indifférence lorsque nos interlocuteurs font comme si le sujet ne les intéressait pas. Alors qu'il s'agit certainement de malaise.

Pour autant, je n'ai pas plus envie de simplifier les choses en minimisant notre attente, en prenant mon air "youpla boum" lorsque l'on me demande comment je vais. Et il en sera ainsi pour toute l'année à venir. Vous l'aurez compris, il s'agit d'une résolution pour 2015: arrêter de faire semblant pour ne pas indisposer mon interlocuteur!
Ma seconde résolution concerne aussi mes relations avec mes pairs: cette année, j’arrêterais de consacrer du temps aux personnes qui n'en valent pas la peine, j'arrêterais de remonter le moral à ceux ou celles qui m'oublient dans la foulée lorsque tout s'arrange pour eux de façon à me consacrer à ceux qui en ont vraiment besoin et qui ne me lâchent pas la main. Bref, je vais me recentrer pour mieux profiter et m'épargner. 
Pour tout le reste, pas de résolutions particulières car en règle générale, j'ai les plus grandes difficultés à m'y tenir.

Pour autant, j'ai à coeur de vous adresser tous mes voeux de santé, de bonheur et de réussite pour les mois à venir. Je n'ai pas de boule de cristal dans mon nid douillet, je ne peux donc pas vous prédire quels voeux seront réaliseront. Je me contenterais donc de vous souhaiter de doux moments avec vos proches, une Vie à l'abri des cahots, et quelques bonnes surprises.

Prenez soin de vous et ... bienvenue 2015!