dimanche 29 juin 2014

49 mois

Ce n'est pas parce que nous sommes en vacances que nous devons cesser de compter les mois! Non pas pour se faire du mal, mais bel et bien pour laisser une trace.

Mon petit BabyChou, ce n'est pas parce que je couche moins de mots en ce lieu que tu es moins présent dans mon esprit. Bien loin de là.

Mais j'éprouve moins le besoin d'écrire. Un peu comme si toute la gamme des sentiments avait déjà été explorée, décrite, analysée. Enfin presque .... Puisqu'il nous reste toute la gamme qui sera déclenchée par l'appel magique, celle que nous avons bien hâte de vivre!

Il y a bientôt 2 années, j'ai accroché à mon poignet droit un bracelet avec des perles. Ce bracelet est pret à craquer. Il a 58 perles.
Si l'on part du principe que chaque perle correspond à un mois d'attente, nous pourrions avoir un appel de notre CG en aout puisque nous atteindrons les 60 mois en octobre. Sachant qu'il n'y aura pas de conseil de famille avant septembre, nous pouvons passer l'été tranquillement. Sans surveiller nos portables.
Pour ce qui est du Vietnam, il me semble totalement irréaliste d'espèrer un appel dans moins de dix mois. En fait, je dis cela mais je n'en sais rien. Ce n'est pas comme si cela faisait x mois que nous n'ayons pas eu de nouvelles de notre OAA ... Enfin, j'dis ça, j'dis rien.


samedi 28 juin 2014

Cette année,

nous sommes descendus dans le Sud bien plus tôt que d'habitude. Et oui, n'ayant pas de contrainte de nounou -rapport à l'absence d'enfant- nous sommes donc partis en même temps que les retraités.

Certes, nous n'avons pas foule sur les plages ce qui est agréable. Mais nous savons aussi que nous allons enchaîner tout l'été au boulot ce qui nous fait déjà moins rire. Heureusement, Cher&Tendre a déjà prévu que nous partions en voyage au mois d'octobre. Restera à choisir la destination.

A la plage, comme d'habitude, nous repérons les petits bambinos. Mais même nos observations ont un air de "déjà vu". Nous n'osons plus nous dire que c'est notre dernière année ici sans notre BabyChou, sachant que nous nous le sommes déjà dit un certain nombre de fois.

Une amie de parcours jeune maman m'écrivait il y a quelques jours que nous devions garder en tête tout le chemin déjà parcouru. Ne pas le minimiser. Il est vrai qu'elle a raison. Mais nous sommes relativement blasés de cette attente. Aucune tristesse dans ces propos, mais l'énonciation d'un simple fait.

Pour finir tout de même sur une note positive, il fait un temps superbe ici. Nous n'avons pas échappé aux orages lorsque nous sommes arrivés, mais depuis le soleil brille. Allez, je vous abandonne, je dois aller faire bronzette ;)


lundi 16 juin 2014

Un peu de douceur

pour affronter la dernière semaine de travail ... avant les vacances !!!

Bonne soirée à toutes xxx




Parce que nous avons de l'humour


en réserve, j'ai eu envie de rebondir sur l'initiative d'une future Maman en PMA pour illustrer notre état d'esprit du moment.


Elles et nous avons de nombreux points communs, le principal étant l'attente.

Malgré les mois qui s'additionnent, je me sens chanceuse d'avoir pu nous épargner le parcours épuisant de la PMA. Pas de RDV médicaux, de prises de sang, de ponctions, d'anesthésies, de tests de grossesse, d'hormones à gogo, de docteurs plus ou moins glamours ...

Oh attention! Je ne suis pas en train de vous dire que par ici, c'est la grosse fête! Mais au moins, l'attente ne me fait pas souffrir dans ma chair. C'est toujours cela de pris! Par contre, pour ce qui est de ma santé mentale, je vous laisse juger ...

Edit de l'artiste: toute ressemblance entre mon oeuvre d'art et un mouvement social encours serait purement fortuite ...



jeudi 12 juin 2014

Pas après pas,


nous nous rapprochons de toi. C'est la seule chose dont nous pouvons être certains.


Pour ce qui est du reste, rien n'est jamais sûr. La preuve, notre renouvellement d'agrément.

Les travailleuses sociales nous avaient indiqués un passage en commission 3 mois après nos entretiens.
Voyant les vacances se profiler, nous avons appelé le CG il y a 2 semaines pour être certains de ne pas être absents pendant la période de relecture de nos rapports. Et là, nous apprenons que notre passage est finalement prévu après l'été. En même temps; il n'y a pas urgence puisque nous sommes du mois d'octobre.

Aujourd'hui, pendant un entretien clientèle, mon portable sonne en affichant "conseil général". Mon coeur fait un salto arrière, j'attrape mon portable en plantant mon client, et file m'isoler dans la micro cuisine. Non, ce n'était pas pour l'appel magique. Juste pour nous informer que nous passerions finalement à la commission d'octobre. Juste sur le fil du rasoir.

J'ai aussi obtenu confirmation que nous n'aurions donc pas à écrire notre courrier de maintien d'agrément, étant en renouvellement d'agrément. Il m'a cependant été dit que le courrier serait bien à rédiger pour octobre 2015.

Çà - au moins- c'est certain.

mercredi 4 juin 2014

Je ne sais pas ce qui est le pire:

douter soi-même ou voir sa moitié douter?

Au cours de toutes ces années, j'ai souvent eu le sentiment que c'était moi qui avait besoin de l'épaule réconfortante de mon Cher&Tendre. Sans que j'ai besoin d'exprimer le fond de ma pensée, il sait toujours me dire ou m'écrire qu'il est à mes cotés, qu'il connait ma peine. Même si j'ai le sentiment de dompter mes sentiments de déception de mieux en mieux. A moins que ce soit de la résignation ...

Lui & Moi, nous n'avons jamais rencontré de difficultés pour parler "du petit", de notre BabyChou comme nous l'appelons depuis le début de l'aventure. Il n'y a jamais de moment dédié pour en parler: cela peut être aussi bien dans la voiture, devant la télé ou simplement dans un magasin.

Mais depuis quelques temps, c'est moi qui ai de la peine lorsque je l'entends parler de notre attente. Son incompréhension face au silence de notre OAA, son interrogation quant à la date de fin de ce parcours, ce téléphone qui ne sonne pas du coté de notre CG ... Ses pensées sont en phase avec les miennes, comme toujours.

Dimanche midi, à table avec mes parents, je leur faisais part d'une phrase lâchée le jour de son anniversaire: "dis, tu crois qu'ils attendaient que je fête mon anniversaire pour nous appeler? ". J'ai répondu que peut-être ... Que je l'espérais ... Trois semaines après, cette petite phrase trotte dans ma tête, et je ne peux toujours pas empêcher les larmes qui viennent envahir mes yeux.

Punaise, si seulement j'avais la réponse ...