Frisettes MamanAndCo

jeudi 31 janvier 2013

En ce dernier jour de janvier,


j'ai envie de vous montrer mes réalisations faites pour adresser mes voeux.

Comme vous pouvez vous en douter, j'ai eu recours à ma nouvelle amie, la machine à coudre! Le monde de l'adoption ayant réservé bien des déceptions au cours de l'année 2012, j'ai voulu mettre 2013 sous le signe de l'Espoir.

Et quoi de mieux qu'une étoile pour symboliser cet espoir fou qui nous anime à chaque début d'année?

Vous êtes nombreuses à être présentes dans mon coeur, mais comme vous toutes, mon temps de présence à la maison est limité. Je n'ai donc pas pu gâter toutes celles que j'aurais voulu. Mais sachez que j'ai gardé une étoile à la maison, pour la boîte à racines de BabyChou. Chacune de vous y est reliée en espérant que 2013 apportera une pluie de bonnes nouvelles dans vos foyers...

"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec,
on atterrit dans les étoiles"
Oscar Wilde

lundi 28 janvier 2013

32 mois

Je n'avais aucun doute sur le fait que ce mois-ci allait s'ajouter aux précédents. Pour tout vous dire, j'ai plutôt un espoir fou pour le mois de mars, celui de mon anniversaire. Et oui, ce n'est pas parce que nous nous trouvons dans le tunnel depuis tant de mois que nous ne pouvons pas rêver d'une issue heureuse. Et prochaine.

Janvier est passé à toute vitesse. Ce qui semble toujours assez paradoxal compte tenue que nous n'avons rien fait d'autre qu'attendre. Encore et toujours. Mais peut-être que justement ce mois-ci, je m'étais faite une raison afin de vivre sans attendre quoique ce soit, de qui que ce soit. L'année passée, MDM nous avait adressés un mail courant février: nous n'avions donc rien de prévu de ce côté. Quant à un appel de notre CG, nous n'espérions pas débuter l'année de si belle façon: nous avons appris à ne pas être trop exigeants au fil des années.

Si je devais me qualifier aujourd'hui, je dirais simplement que je suis résignée. Résignée à accepter que non, notre chemin vers notre BabyChou ne rentrera pas dans les standards. Que non, rien ne sera plus jamais comme "avant" la mise en place de la Convention de la Haye pour nous. Que tout ce que l'on pouvait nous raconter sur les procédures si longues nous semblent maintenant bien pâles par rapport à ce que nous traversons, même si nous mesurons toujours notre chance d'avoir un dossier au chaud dans les locaux de notre OAA.

Chaque jour est un jour de plus à notre compteur, un jour de moins vers notre BabyChou. Mais nul ne sait lorsque tous ces comptes cesseront. Enfin.



dimanche 27 janvier 2013

Cette journée

était très attendue, comme tous les ans d'ailleurs.

Oui, j'aime l'assemblée générale de l'EFA de notre département. Pour moi, c'est LA réunion de l'année à ne pas manquer. Comme la réunion des OAA. Ou celle de l'accueil des nouveaux postulants. En fait, je dois être un peu accro, vous l'avez compris.



Il faut dire que l'EFA et nous, c'est une histoire qui dure puisque tout a commencé avant même que nous débutions nos entretiens pour l'agrément. C'était en mars 2009. J'avais un peu traîné Cher&Tendre à cette rencontre des nouveaux postulants: nous étions dans le coeur de cible comme le disent si bien les banquiers. Depuis, les mois et les années se sont accumulées, mais le lien ne s'est pas coupé. Nous sommes membres associés du Conseil d'Administration et tentons d'apporter notre aide lors des différentes manifestations, Cher&Tendre étant d'ailleurs régulièrement mis à contribution pour faire le ménage...

Mais lors de l'assemblée générale, nous sommes dans une position un peu différente. Nous sommes en position d'attente. Et oui, nous attendons chaque année fébrilement la communication des chiffres de l'adoption de notre département. Le reste de l'année, mon regard est tourné vers le reste de la France pour tenter de découvrir l'évolution de l'adoption nationale et internationale. Et depuis ce silence du Vietnam, je suis également à l'affût de ce qui se trame chez nos voisins ou de l'autre côté de la grande flaque.

Le dernier dimanche de janvier, tout est différent car on nous parle de nous, de nos voisins, des couples que l'on croise régulièrement, mais aussi de ceux que nous ne connaissons pas. Nous accédons enfin aux secrets de l'année précédente, et je dois vous avouer que cette année, nous n'avons pas été déçus!

Notre petit département s'est vu accueillir 27 enfants!!! Un record au regard de l'année passée où seuls 10 enfants étaient arrivés! Il y a eu: un enfant de Bulgarie, un du Burkina Faso par l'AFA, quatre de Chine, quatre du Congo, un de Djibouti, quatre d'Ethiopie, trois de Russie, un du Vietnam et ... 8 de France!

Ce dernier chiffre fût notre plus grande surprise car nous n'avions eu connaissance que de 3 familles réunies: 2 avec des bébés nés sous le secret, et un grand de 10 ans confié par un autre département. Nous étions bien loin du compte puisqu'en fait, il y a eu 6 bébés nés sous le secret et 2 enfants confiés par un autre département. Des chiffres très importants puisque 2011 avait vu naître seulement 3 pupilles chez nous. Nous n'avons pas d'explications précises quant à cette hausse exceptionnelle, je ne peux éviter de penser aux difficultés économiques que notre société traverse actuellement. Tout en sachant que les raisons peuvent aussi être toutes autres...

Cher&Tendre et moi avons été assez scotchés par ces informations. Surtout lorsque l'on ajoute la seconde qui a toute son importance: à la même époque, l'année passée, il y avait 110 agréments valides. Nous ne sommes plus que 83 couples en attente. Une baisse importante pour laquelle nous n'avons pas toutes les cartes en main mais qui nous laisse toutes nos chances pour être un jour, être comblés par le Conseil Général de notre département.

2013 verra t-elle se voir réaliser les prédictions de Cher&Tendre? C'est tout le mal que je nous souhaite. Et en toute honnêteté, je me dis que nous sommes sur la bonne voie. Même si nous avons appris à devenir prudents avec les années ...

Et vous, quelles sont vos prédictions? 2013 ou 2014? En toute honnêteté?

mercredi 23 janvier 2013

Dans la vie,

il faut savoir rire de soi. Et bien, je dois vous avouer qu'en ce qui me concerne, j'y arrive plutôt pas mal!

Le thème actuel de la moquerie? La neige. Rien que cela. Enfin, pour être tout à fait précise, je devrais dire ma conduite sur la neige. Je suis nulle, archi nulle. Je suis surtout en panique à l'idée de perdre le contrôle de ma voiture. J'en oublie de respirer au moment de passer les vitesses.

Ce qui amplifie mon stress? Les gens qui me collent alors que je roule tout de même à 30kms heure. MOI! En pleine route de campagne avec des montées et des descentes. Le grand frisson en somme! J'en vois certaines se marrer derrière leurs écrans: celles qui vivent dans l'Est ou de l'autre côté de l'Atlantique peuvent me traiter de mauviette  elles ont le droit. Mais je suis sûre que certaines du vieux continent se sont reconnues dans ma petite description ...

Bon, je ne résiste pas à vous raconter ma dernière aventure. Samedi, je rentre à la maison ... et je ne réfléchis pas. Je vous assure, quand Cher&Tendre m'a demandé pourquoi je m'étais engagée sur cette petite route, je lui ai répondu que je n'avais pas réfléchi. La stricte vérité. Sauf, que je me suis engagée dans la seule petite route non dégagée du village. Celle qui descend puis monte en tournant, que l'on ne peut pas monter en temps normal autrement qu'en 3ème. Et bien là, je me suis retrouvée coincée: pied sur le frein, frein à main serré, la voiture glissait dans la pente! Immobilisée le long du talus, j'ai passé un appel hystérique à la maison. Cher&Tendre ne comprenait rien du tout tellement ma voix était montée dans les aigus, et mes propos incohérents. Après m'avoir demandé de me calmer et m'avoir rejointe, il a réussi à me sauver. Bah oui, il a tout de même réussi à redescendre la pente sans aller au fossé, et à refaire la route en marche arrière. Car oui, j'avoue que je n'aurais jamais pensé à refaire la route en marche arrière. De là à imaginer que je suis blonde, il n'y a qu'un pas que vous pouvez franchir, je vous y autorise bien volontiers!

Pour le retour, je me suis contentée de rester sur le siège passager, sans oublier au passage d'écraser sous mes fesses le pain tranché que mon esprit troublé n'a pas pensé à retirer... Je vous confirme qu'il s'agissait bien de la seule route non dégagée du village. Mais cela, ce n'est pas le plus drôle.

Vous voulez tout savoir?

J'étais à 300 mètres de la maison ... Bonjour la honte ...

samedi 19 janvier 2013

Voilà déjà une semaine,

que tu ne quittes pas mes pensées. Non pas que d'habitude tu sois oubliée, mais là chaque jour qui passe amène son lot d'incertitudes.


Ton passage à l'hôpital quelques jours avant Noël nous avait un peu surpris. Ma visite à quelques heures du réveillon t'avait fait très plaisir. Je ne pensais pas que tu nous ferais une telle frayeur depuis samedi dernier.


Mon coeur s'est un peu apaisé depuis ma visite d'hier. Même si je me suis sentie bien impuissante en te découvrant dans cette chambre de réanimation, reliée à des quantités de machines, plongée dans un sommeil articificiel. Cinq minutes à peine après mon arrivée, je suis ressortie. Moi qui suis si bavarde d'habitude, j'avais peur. Peur que le son de ma voix te fasse paniquer, que tu reviennes brutalement à toi, que tu t'agites et ne comprennes pas la situation. Mais j'ai surestimé mes pouvoirs. En fait, je n'en ai eu aucun. Sauf peut-être celui de faire battre ton coeur un peu plus vite. Ou peut-être que ce ne fût que pure coincidence ...

Je t'ai parlé. De tout. De rien. De BabyChou qui tarde à pointer le bout de son nez. Des prénoms que nous envisagions si ce devait être une petite fille ou un petit garçon. Du Vietnam qui nous jouait un bien mauvais tour, surtout pour nous qui n'avions pas les bonnes cartes en main pour contrer la Convention de la Haye.
Mais surtout, je t'ai demandé de t'accrocher pour que je puisse voir un de mes rêves se réaliser: avoir un cliché de nos 4 générations réunies. Toi, Maman, BabyChou et Moi. Tout simplement.

Mamie, tu es ma dernière Grand-Mère. Je t'ordonne de te battre. Mais si tu es trop fatiguée, tu as le droit de partir. Finalement, c'est toi qui décide. Moi, je ne peux que prier.