vendredi 11 janvier 2013

Inspiration,

où es-tu?

J'ai cru que ce vide de mots ne serait que transitoire, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. Plus précisément, je n'arrive pas à écrire sur notre attente. Je ne trouve aucun qualificatif qui n'ait déjà été utilisé maintes et maintes fois pour décrire l'état dans lequel nous nous trouvons.

Cette absence de mots -pour moi qui suis si bavarde- correspond exactement aux sentiments qui me traversent depuis plusieurs semaines. Je me sens de plus en plus hermétique face au poids de l'attente, comme si mon esprit avait souhaité mettre un cadenas à mon coeur pour lui éviter de souffrir. Mais de ce fait, je m'interroge: suis-je devenue insensible ou bien est-ce la force de l'habitude? Je n'arrive pas à le déterminer. Même si je dois avouer que je suis parfois submergée par des envies de crier face à ces mois qui s'accumulent.

Il y a cependant une idée qui revient de façon récurrente. Ne serais-je pas en train de commencer un deuil? Pas le deuil de notre enfant car il en est hors de question. Mais le deuil de notre BabyChou aux yeux bridés. Comment pouvons-nous encore nous accrocher à l'idée que le Vietnam réouvre ses portes et fasse de nous d'heureux parents? Notre fil rouge conserve tout son mystère à l'heure actuelle: est-il tendu vers le pays des rizières ou seulement à quelques kilomètres de notre maison? Cette possibilité prend de plus en plus de place dans nos têtes. Ce qui explique certainement ma pseudo insensibilité...

15 commentaires:

  1. Quelle terrible attente. Je ne sais pas s'il faut parler de deuil, peut-être plutôt de garder les yeux ouverts sur tous les chemins qui vous conviennent pour adopter.
    On est de tout coeur avec vous 2, et on est sûrs qu'un jour pas si lointain on se reverra à 6!
    La Pingoo Family

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  2. Je trouve cette situation tellement triste....Je suis de tout coeur avec vous!

    Monica :-)

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  3. Je comprend moi également l'inspiration n'est pas trop au rendez-vous!! Quoi dire quand rien ne bouge......

    Je t'embrasse et garde la foi ma belle!

    Manon

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  4. Où es-tu petite merveille, nul ne le sait. Où que tu sois, tes parents t'attendent.
    On sait par contre où tu es attendue, dans un cocon d'amour qui te fera grandir et te donnera tout l'amour que tu mérites et au delà.

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  5. MmMMm. Comme je te comprends chère et douce future maman. XxX

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  6. Je ne crois vraiment pas que tu deviens insensible, force est de constater que tu te protège.. ça devient de plus en plus douloureux à force, on se demande ce que sera notre vie lorsque nous n'attendrons plus.. quels seront nos rêves. Une grosse pensée pour toi ma chère! Votre petit va arriver, mais d'où, là reste la surprise!
    Mélissaxx

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  7. Je sais combien il est parfois difficile d'abandonner un pays où l'on croyait que notre enfant se trouvait. Mais ce qui compte finalement c'est qu'au bout de l'histoire il y ait une petite main dans la tienne. Et ne t'inquiète pas les liens que tu auras tissés ne se briseront pas parce que la cigogne arrive d'un endroit plutôt que d'un autre. Bises affectueuses.

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  8. D'où qu'il vienne, ce sera votre Babychou et ce sera l'enfant qui vous était destiné. "Votre ENFANT".
    J'espère pour vous que la date approche.
    BISOUS Affectueux.
    ODILE 67.

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  9. J'ai le même sentiment que toi en ce moment,petit à petit,mon mari et moi essayons d'oublier l'image que nous avions de notre futur enfant aux yeux bridés(cette semaine on nous a demandé de ne pas trop espérer quant à une reprise"fulgurante").Finalement,tu as raison,nos petits bouts ne sont peut-être pas si loin...
    Bises,
    Lily.

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  10. Je pense que tu te protèges. C'est une attitude qui me semble normale face à l'attente. Je suis passée par là et je continue à cadenasser mon coeur pour ne plus souffrir. Bises à toi et à super papa

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  11. Ce n'est pas de l'insensibilité, c'est de la protection.
    L'hiver est la période la plus difficile. Continue de lui coudre pleins de trucs, pin it aussi ;)

    bises

    PS: n'hésite pas à m'appeler, on refera le monde ou on fera les LDP.

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  12. Courage à vous dans cette si difficile attente.

    de tout coeur avec vous.

    sandrine maman de deux puces nées en chine

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  13. La lecture de ce post m'attriste ! C'est vrai que cette terrible attente est difficile à vivre et que l'on se protège comme on peut !!! Les mots de réconfort sont introuvables ... Patience patience et encore patience et plein de bisoussss

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  14. oh oui on y pense tellement fort, on en rêve les yeux ouverts alors comment ne pas se projeter dans tel ou tel pays...et puis, chemin faisant, l'attente s'éternisant...peut-être qu'un petit grain de blé montrera le bout de son nez avant un petit grain de riz...peu importe!Babychou tu es attendu...alors montres toi vite maintenant!
    Bisous
    Anne-Lise

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  15. je suis convaincue qu'il ne s'agit pas d'insensibilité, plutôt comme tu le décris bien d'une sorte de protection, une "carapace" endossée pour se permettre d'enfiler les mois, les uns après les autres, jusqu'à l'arrivée de votre Babychou!! Un jour, lorsque tu te lèveras le matin, au son d'un doux rire ou même d'un chouinement (qui peut-être, les 1ères secondes, t'agacera) tu te rappelleras ces mois-là (le côté bisounours de cette attente et ce parcours oublié dés l'arrivée de l'enfant, je n'en ai jamais été adepte et je pense que c'est de la langue de bois!), tous ces mois-là... Ils ne seront pas plus légers dans ton esprit, ils ne prendront pas moins de place dans tes souvenirs, mais ils seront bel et bien derrière vous, parce que Babychou sera venu prendre cette place que vous lui aurez si longuement laissée vide... et tu sauras que tu avais eu raison de te protéger un tout petit peu, si tant est qu'il est possible de le faire...
    Je sais aussi (j'imagine, en tout cas) que les mots sont peu de choses face au poids de votre attente et au courage dont vous faites preuve pour marcher encore vers votre enfant... alors quand les mots ne suffisent plus, il y a juste les douces pensées, elles ne changent rien à l'attente mais elles permettent de se souvenir que l'on n'est pas tout à fait seuls sur ce chemin et que d'autres veulent bien prendre un petit morceau de cette attente pour tenter de l'alléger un peu pour vous, ne serait-ce que quelques minutes... Bises.

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