mercredi 26 février 2014

Je sentais bien

que cela remontait à la surface. Un peu plus chaque jour, sournoisement.

Je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite. C'est Cher&Tendre qui a réussi à l'exprimer lundi, en fin de soirée. Et c'est ce qui m'a faite pleurer. Juste quelques larmes histoire de vérifier que tout n'était pas dessécher à l’intérieur de mes yeux ...
Et puis ce soir, les mots se sont libérés. J'ai enfin pu exprimer ce qui se passait dans ma petite caboche. Le problème, aujourd'hui, c'est qu'il n'y a que toi, mon petit BabyChou. A toute heure du jour et de la nuit.

Ces dernières années, j'aimais m'endormir en me racontant des histoires où tu étais le héros. Mais depuis quelques temps, cela ne fonctionne plus. Comme si mon appareil à rêves était brisé. Et pourtant, cela me rendrait bien service pour retrouver le sommeil au cours de mes réveils bien trop matinaux depuis quelques jours.
Sur la route qui me mène au travail, tu occupes toutes mes pensées. Bien souvent, je m'aperçois que je serais bien incapable de dire ce qui est passé à la radio. Je suis dans une bulle ou plutôt; la bulle m'absorbe complètement. Et mécaniquement, j'arrive à l'agence.
Face à mon écran, je m'interroge sur la date de ma délivrance. Je rêve que le téléphone sonne pour me sauver de tout ce stress, de tous ces dossiers, de ces sollicitations à gogo, du sourire à greffer à chaque rendez-vous, des geignements de ma collègue qui ne va jamais bien. Mais je dois bien avouer que face à tant d'activité, tu es mis en second plan. Pour quelques heures.
Pour la formation, je vis un peu les choses comme si ce n'était pas moi. Comme si l'échéance n'allait pas arriver, comme si les mois ne défilaient pas. Même si je sais que c'est très important pour moi, toi tu es toujours plus important. Mais il va falloir que cela change et rapidement.
Tu es tellement présent que je n'arrive même pas à me projeter dans un mois. Je ne suis pas capable de me réjouir complètement en me disant que chaque jour de plus et un jour de moins. Je ne m'imagine même pas pouvoir arriver jusqu'aux vacances d'été.

Je me voilais la face en me disant que je gérais bien. Que tous ces préparatifs me mettaient du baume au coeur. Que je m'en sortais pas si mal finalement, avec mes plus de 4 années d'agrément...
Une amie poète m'écrivait ce soir "derrière chaque rire de clown, il y a une larme qui pointe" (ne cherchez pas dans le dictionnaire des citations, elle l'a écrit pour moi!). C'est si vrai. Sauf que ce soir, le clown n'est pas capable de rire. Ce soir, il n'y a que les larmes. Histoire de vérifier que tout n'était pas dessécher à l'intérieur de mes yeux.

Et pour vous toutes qui vous reconnaîtrez. Merci. Mille fois.

"Un jour, l'Amour demande à l'Amitié: pourquoi existes-tu?
Et l'Amitié lui répond: pour sécher les larmes que tu fais couler"
Anonyme

15 commentaires:

  1. Coucou
    ton post me touche tellement ! il est vrai qu'il est parfois difficile de faire semblant ! Terrible cette attente ! On se fait un film encore et encore et lorsque ça arrive tu verras un feu d artifices de sentiments ! Un truc incroyable et tellement fou ! alors je te souhaite de tout coeur de le vivre très prochainement ! Courage encore et encore ! Hâte d'apprendre la grande nouvelle qui m emeût chaque fois ! bisousssss

    RépondreSupprimer
  2. Tu sais à quel point j'aimerais que la délivrance vienne pour toi. Je ne peux, comme à chaque fois, que t'envoyer tout le courage qu'il me reste pour affronter cette dernière ligne droite. Car oui, ton attente va se terminer bientôt. J'en suis persuadée.

    De gros bisous de réconfort

    RépondreSupprimer
  3. Allez, sonne téléphone, sonne maintenant. Notre supermaman, elle n'en peut plus !!!
    Plein plein de belles choses vont arriver, il ne peut pas en être autrement.
    Barbara, maman de clara et alexandre

    RépondreSupprimer
  4. De tout coeur avec toi dans ce moment difficile xxx

    RépondreSupprimer
  5. Tellement vrai, nous vivons tous la même chose, j'aurai pu être l'auteur de ce post.
    Grosses bises, Elisabeth

    RépondreSupprimer
  6. J'ai les larmes aux yeux devant ton post...car je m'y retrouve tellement! Faire semblant, travailler comme si de rien n'était....On se persuade que tout va bien. Pourtant il y a cette douleur au quotidien que l'on cache...et qui choisit le moment où on est un peu plus fragile pour resurgir puissance 10! Je vis tout cela et je souhaite que la délivrance arrive au plus vite pour toi, vite Babychou montre le bout de ton nez au plus vite!
    Anne-Lise

    RépondreSupprimer
  7. Tu as a même ... Ici !
    Je te fais un énorme hugg, parce que oui nous avons besoin de réconfort, et je t'embrasse très fort.
    Je pense bien à toi.
    Laurence

    RépondreSupprimer
  8. Il est normal de craquer ! Qui ne l'a pas fait ?

    Pose toi 5 min et regarde tout le chemin que tu as parcouru jusqu'à aujourd'hui....Tu as fais le plus long.
    Très bientôt je suis sure que ce chemin va s'éclairer et te mènera vers ton Babychou.
    Alors courage super maman

    RépondreSupprimer
  9. Courage, c'est normal qu'il occupe toutes tes pensées.
    Et pour le fait de ne pas se projeter dans un mois, etc... un jour à la fois, c'est peut-être bien aussi, pendant cette attente.

    RépondreSupprimer
  10. Comme l'attente doit être longue. Je crois que c'est ce qui me fait le plus peur. J'ai déjà l'impression de ne plus avoir de force pour aller de l'avant.
    2 ans et demi de PMA et il nous faudra attendre 2 fois plus avec l'adoption.
    ça devrait pourtant être si simple de fonder une famille.
    Bon courage à vous. J'espère que le téléphone ne va plus tarde à sonner.
    Bises.

    RépondreSupprimer
  11. COURAGE, ressaisissez vous, vous avez du soutien par ce blog.
    Allez vous acheter "un pansement pour le coeur" comme dans le précédent message.
    Le téléphone va sonner mais la question est.... QUAND?
    BISOUS Affectueux.
    ODILE 67.

    RépondreSupprimer
  12. Cette attente est très longue, elle est difficile et je suis admirative devant tant de courage et d'amour aussi pour tenir le cap. Je comprends que ce soit obsessionnel par contre, je ne le vis pas mais moi aussi l'adoption est dans ma tête et pourtant ça ne fait qu'un an et demi que nous avons débuté nos démarches..

    Si on créé un bai jai bei par exemple c'est pour égrainer aussi le temps et patienter et garder ce projet de vie en tête.

    Alors comment faire pour t'aider?
    Allez à l'efa? faire du sport, avoir d'autres projets? Se changer les idées (ha oui, c'est hyper facile de te donner des conseils...)

    RépondreSupprimer
  13. Ah qu'il est dure de l'attendre notre petit bambou, notre petite fleur de lotus. Je sais mille fois ce que tu ressens car nous vivons la même attente, si longue, si difficile à gérer. Il y a bien des palliatifs mais ce ne sont que des illusions, des arbres qui masque la forêt. Il nous faut être forte et déterminer dans cette attente... je ne sais pas quand elle terminera mais je sais que cela ne sera que dans la joie et de bonheur....
    Nous sommes ensemble sur ce chemin.
    Amicalement

    RépondreSupprimer
  14. Pleure, pleure et pleure encore pour mieux rebondir !! j'ai mille fois ressenti ce que tu écris, cette attente interminable (8ans pour nous) au point que tout l'entourage n'y croit plus... mais il ne faut rien lâcher, y croire jusqu'au bout, jusqu'à cette formidable délivrance !!! Accroche toi, je suis convaincue que tu seras un jour la maman comblée de babychou.. je ne sais pas quand viendra ce jour mais il viendra !! Courage ma belle et plein de bisous de réconfort et d'encouragement.
    Lolo

    RépondreSupprimer
  15. Bonjour ma belle,
    J'ai les larmes aux yeux à te lire, c'est tellement vrai....

    Je t'embrasse fort et je pense à toi ♥

    Manon

    RépondreSupprimer